Rencontre avec “l’Aussie”

 

Deux générations de Petits Bergers des Pyrénées avaient vécu à nos côtés. Seule Saba restait mais elle était très âgée, et nous devions songer à l’avenir. Impensable de vivre sans chien. Impensable non plus de reprendre un B.Pyr. Saba et Nabiu étaient irremplaçables !
Changer de race ? Un article paru dans la revue chiens 2000 sur les Bergers Australiens avait bien un jour retenu notre attention, ces chiens semblaient correspondre à ce que nous aimions mais l’article était paru depuis longtemps, et nous n’avions pas retenu le nom de la race. La revue avait bien sûr été égarée, mais une image avait à notre insu laissé son empreinte... Non, décidément, à nos yeux, aucun chien n’était capable d’égaler nos petits Pyrénéens. Jusqu’à ce jour....


Un matin de novembre 1996 , à 6 heures, le téléphone sonna. Appel désespéré :
« Cathy, Marc, est-ce que vous pouvez venir chercher mes chevaux... C’est urgent ! » Van attelé en catastrophe pour voler au secours d’une amie cavalière.


A notre arrivée chez elle, une petite de boule de poils toute noire tachée de blanc nous saute dans les bras. La joie de vivre en personne. Sa gaîté folle contrastait avec le dramatique de la situation.
Notre amie voulait lancer un élevage de Bergers Australiens et venait tout juste d’acquérir cette petite chienne de 3 mois, Measy Big Black. Mais vu les problèmes qui lui tombaient dessus, elle abandonnait son projet et comptait ramener la chienne dès le lendemain à l'élevage de l'Orée des Charmois !


Sur le chemin du retour un échange de regards a suffi... La petite australienne n'est pas repartie chez ses éleveurs !...

Seul un Berger Australien avait pu succéder à nos chers petits Bergers des Pyrénées.

Measy entra dans notre maison comme un rayon de soleil. Et Saba qui avait entamé sa dix-septième année de vie, retrouva grâce à elle un certain regain de jeunesse.

   

Measy Big Black de l'Orée des Charmois quelques jours avant son arrivée chez nous
(Photo M.A.Bernard)